Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Raïa Zaïmova

Images du Bulgare dans la litterature occidentale

(XIXe s. – début du XXe s.)

Summary

L’historiographie occidentale et moderne traite un grand nombre de problèmes du développement des civilisations humaines, y compris des Balkans. Au XVIIIe s. elle forme et nourrit la jeune littérature balkanique, dite moderne. Ainsi, les stéréotypes occidentaux des Bulgares, notamment sur leurs origines et leur Etat médiéval, leur religion et leur vie paisible durant la domination ottomane, trouvent un bon canevas dans les ouvrages historiques bulgares.

Le problème des civilisations et des barbares posé à l’époque des Lumières concerne aussi les Bulgares. Les voyageurs étrangers mentionnent le plus souvent le bon accueil qu’ils ont eu lors de leurs séjours auprès des Bulgares, ainsi que leur pauvreté et leur vie paisible. Au XIXe s. une nouvelle tendance – qui est le résultat de l’évolution des mentalités occidentales – s’ajoute à cette formule. L’éducation des Bulgares et leur désir d’apprendre les sciences s’avère un bon point pour leur formation intellectuelle. Leurs efforts d’obtenir la liberté nationale sont considérés comme des efforts de sortir de l’état barbaresque tout en cherchant la bonne voie de la civilisation.

L’idée nationale et le patriotisme des Bulgares sont hautement appréciés par la plupart des étrangers. Au XIXe s. et plus spécialement durant le pouvoir ottoman ces qualités morales sont étroitement liées à la lutte pour la liberté spirituelle et politique. Ce stéréotype change vers la fin du XIXe s. – début du XXe s., lorsque la Bulgarie est déjà indépendante. Le progrès moral des Bulgares – qui eux-mêmes prouvent qu’ils sont capables de gouverner un Etat – forme l’image étrangère de ce peuple, don’t le degré de développement et de civilisation correspond au niveau européen.

Les vicissitudes de la fortune des peuples balkaniques lors des guerres (1912-1918) et les réflexions étrangères là-dessus forment la relation humaine guerre-paix qui dérive de la relation civilisation-barbares. L’introduction des Bulgares dans le cadre des réalités balkaniques et européennes du XXe s. détermine de nouveaux stéréotypes. L’Europe qui attend la décadence de l’Empire ottoman depuis deux siècles, supprime ce dernier de la carte géographique. Les peuples balkaniques qui l’un après l’autre se sont retirés de l’ombre du pouvoir ottoman prennent leurs propres voies tout en continuant à chercher leur identité à travers l’Europe.

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Leave a Comment

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.